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        La surface de l’eau visible tente d’approcher le mystère de l’invisible. La trace de la fluidité de l’eau et le moment de
la mobilité du corps paraissent exprimer ces formes au plus près de leur actualisation dans une matière-flux.
        Tout comme nous sommes recouverts de peau et de représentations données à ceux qui nous observent, sous
la surface de l’eau, nous pouvons constater qu’il y a de nombreuses couches « épidermiques » dans lequel le vivant
est impossible à déterminer.
        « Lorsque je peins, je cherche constamment à considérer l’eau du regard. Ce modèle de calme et de silence
bouge dans le mouvement des couleurs. Quelquefois, un détail emporte toute mon attention ; comme une fulgurance,
je m’interroge, qu’est- ce que l’eau? Et face à cela, qu’est-ce que la Voie?
– extrait du Cahier de l’artiste, 2014 –
        Si le Vide nous montre sa substance, notre corps qui perçoit, voit et sent par le biais des représentations, il n’y a
cependant aucun terme permettant de définir avec exactitude un tableau en tant qu’image, parce que l’image elle-même
est un corps qui implique le Vide » .
        La peinture n’est pas une coupe immobile, elle est toujours saisie dans un mouvement car elle devient un lieu
où les souffles se rencontrent et se meuvent perpétuellement.
        Comme l’eau ou le corps, on peut considérer la peinture pour sa surface et ses profondeurs afin de demeurer au plus
proche de son être. La toile n’est plus seulement un champ de rencontre, mais aussi le sujet de rencontres.
L’eau est minime, mais si profonde et immense, si proche mais si lointaine.

L’eau et la peinture